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Communiqué:  Réussiront-ils à surmonter leurs différences pour donner à Israël un gouvernement? (9 avril, 2021)

Articles Suggérés

Une coalition semble impossible, mais Netanyahu est de nouveau aux commandes

DAVID HOROVITZ 
Times of Israel, 6 avril 2021

 

Israël: “J’ai proposé à N. Bennett d’être le premier PM d’une rotation dans un gouvernement de consensus national” (Y. Lapid)

i24NEWS, 05 avril 2021,

Est-il temps de couronner le « Roi Bibi » ?

Raphaël Maarek

Aperçu de l’actualité

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Citation de la semaine: 

 « Notre problème n’est pas de nous soumettre aux différences mais de les surmonter » 

Shimon Peres

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Une coalition semble impossible, mais Netanyahu est de nouveau aux commandes

DAVID HOROVITZ
Times of Israel, 6 avril 2021

Une tâche ardue, certes, et que le président avait déclaré ne pas vouloir lui confier.

 

M. Rivlin a exprimé des préoccupations « morales et éthiques » à propos d’un homme jugé pour corruption qui met en place un gouvernement, et est allé jusqu’à dire qu’il craignait pour le pays. Mais la loi ne lui a pas laissé le choix, a-t-il noté : Netanyahu a été recommandé par 52 des 120 membres nouvellement élus de la Knesset, tandis que son adversaire le plus proche, Yair Lapid, n’a reçu le soutien que de 45 personnes. Et il n’y avait pas d’autres facteurs, a dit Rivlin, qui pouvaient l’emporter sur cette arithmétique.

Le président a également estimé que personne dans la politique israélienne, déchirée et dans l’impasse, n’a beaucoup de chances de « gagner la confiance » de la Knesset, comme le dit la loi. Mais Netanyahu a déjà été confronté à ce genre de défi quasi impossible à relever et l’a surmonté ; il l’a fait il y a un an, en effet, lorsqu’il a fait la cour au leader du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, pour qu’il rejoigne la dernière coalition.

Au cours des 28 jours dont il dispose maintenant, Netanyahu cherchera à faire entrer Naftali Bennett et son parti Yamina, qui dispose de 7 sièges, dans sa coalition, puis il essaiera d’attirer des transfuges des rangs du soi-disant « camp du changement » – plus précisément, du camp anti-Netanyahu. Si cela échoue, il pourrait rompre sa promesse préélectorale maintes fois répétée et chercher à s’allier avec le parti conservateur islamiste Raam – non pas en tant que partenaire de coalition, ce qui lui donnerait une majorité à la Knesset, mais en tant que semi-allié extérieur, ses quatre membres s’abstenant ou s’abstenant lorsqu’une coalition minoritaire de 59 sièges est présentée à la Knesset. Pour cela, il devra d’abord persuader le Parti sioniste religieux, parti d’extrême droite, de ne plus rejeter catégoriquement un tel arrangement.

En temps de politique normale, Netanyahu faisant la cour à Raam serait un développement impensable : La charte de la branche sud du Mouvement islamique, dont Raam est l’aile politique, rejette le sionisme et exige un « droit du retour » en Israël pour des millions de Palestiniens potentiels, un processus qui mettrait fin à Israël en tant qu’État juif. Après quatre élections en moins de deux ans, la situation politique est loin d’être normale… et pourtant, la constitution par Netanyahu d’un gouvernement dépendant de quelque manière que ce soit de Raam reste presque inconcevable.

La tactique préférée de Netanyahu sera sans doute de faire valoir à ses rivaux de droite du camp anti-Netanyahu qu’ils doivent à l’électorat d’atténuer leur hostilité à son égard, et d’épargner au pays une cinquième élection, tout en adoucissant la pilule avec davantage d’offres d’influence du type de celles qui ont fini par convaincre Gantz l’année dernière.

Le scénario politique de mardi aurait pu être très différent si Bennett et le leader de l’opposition Yair Lapid avaient négocié les conditions d’un gouvernement non Netanyahu. Lapid a confirmé lundi soir que, bien que Yesh Atid dispose de 17 sièges contre 7 pour Yamina, il était prêt à ce que Bennett prenne la première place en tant que Premier ministre dans un tel partenariat. Bennett, cependant, a exigé de meilleures conditions – le contrôle de ministères essentiels supplémentaires, un double vote sur les questions particulièrement sensibles pour la droite, et plus encore.

Bennett, qui a fait campagne dans le but de remplacer Netanyahu et a souligné que l’on ne pouvait pas faire confiance au leader du Likud, n’a jamais réellement exclu de s’associer à Netanyahu. Mardi, après l’annonce de Rivlin, il a déclaré qu’il négocierait avec Netanyahu « en toute bonne foi » et qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer un gouvernement stable et de droite et éviter de nouvelles élections.

Avec le soutien d’un autre leader de droite anti-Netanyahu, Gideon Saar, du parti Tikva Hadasha, qui compte six sièges, Bennett et Lapid pourraient encore tenter dans les prochains jours de s’entendre sur un partenariat de coalition. Mais ils n’ont pas réussi à le faire au cours des deux semaines qui ont suivi les élections du 23 mars – lorsque les électeurs ont voté pour une Knesset avec une majorité de législateurs de droite et une majorité de législateurs totalement ou plutôt opposés à Netanyahu.

Lapid a déclaré lundi soir que s’il ne peut pas évincer Netanyahu cette fois-ci, il se battra jusqu’à ce qu’il y parvienne. Pour Bennett, le poste de Premier ministre était à prendre, et il a choisi de ne pas le saisir. Ainsi, alors que le procès pour corruption de Netanyahu s’accélère, et malgré la réticence du président, c’est le Premier ministre le plus pérenne d’Israël qui a de nouveau le dessus.

Source Original 

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Israël: “J’ai proposé à N. Bennett d’être le premier PM d’une rotation dans un gouvernement de consensus national” (Y. Lapid)

i24NEWS, 05 avril 2021,

Le chef du parti Yesh Atid ne devrait pas être désigné pour former le prochain gouvernement

Le chef du parti Yesh Atid (centre) Yaïr Lapid a déclaré lundi soir qu’il avait proposé au chef de la formation Yamina (droite) Naftali Bennett d’être Premier ministre dans un “gouvernement de consensus national”, dans le cadre d’une rotation à ce poste.

“Quiconque a vu l’intervention irresponsable de B. Netanyahou aujourd’hui comprend qu’il ne peut pas continuer. Il est devenu dangereux – pour lui-même, pour l’État d’Israël et pour l’État de droit”, a déclare Yaïr Lapid lors d’une intervention télévisée, faisant référence au discours du Premier ministre contre les procureurs un peu plus tôt.

Il a précisé avoir négocié avec N. Bennett la formation d’un gouvernement comprenant des partis de gauche, de centre et de droite. Le parti Yesh Atid de Lapid a remporté 17 sièges lors des élections, tandis que Bennett en a obtenu sept.

“Nous sommes déterminés à apporter le changement que nous avons promis au peuple d’Israël. Pour empêcher un gouvernement dirigé par un suspect criminel et dépendant de racistes et d’extrémistes. Le test pour un leader est de prendre des décisions difficiles dans des situations complexes. J’ai proposé à Bennett un gouvernement d’unité dans lequel il pourrait servir comme Premier ministre en premier dans une rotation entre nous. C’est ce dont le pays a besoin maintenant. Le public israélien a besoin de voir que ses dirigeants peuvent travailler ensemble”, a-t-il affirmé.

Or, c’est cet accord qui a incité le chef de la Liste arabe unifiée, Ayman Odeh, de ne pas recommander Yaïr Lapid pour former la prochaine coalition.

Il avait pourtant déclaré qu’il était prêt à soutenir le chef de Yesh Atid s’il ne s’associait pas avec les partis de droite. 

Par conséquent, le Premier ministre Benyamin Netanyahou devient le favori naturel pour être désigné par le président Reuven Rivlin pour former la prochaine coalition.

Source Original

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Est-il temps de couronner le « Roi Bibi » ?

Raphaël Maarek

Alors que les dernières élections viennent de se conclurent en Israël, j’ai décidé d’exposer une théorie que je maintiens fermement depuis l’annonce de la dissolution du dysfonctionnel 35ème gouvernement : le combat de Netanyahou pour sa survie politique, qui dure déjà 2 ans, pourrait s’achever par une issue inattendue : un gouvernement de droite dirigé par ceux ayant juré de le retirer du pouvoir, et ces mêmes parlementaires lui permettant d’accéder à la Présidence d’Israël, pour laquelle se tiendront des élections le 9 Juin au plus tard.

Brève description de la fiche de poste du Président de l’Etat d’Israël : une position largement honorifique, similaire à celle du monarque d’Angleterre. Le Président est élu pour un mandat unique de sept ans par une majorité absolue à la Knesset, et se pose en tant que parent de la nation et gardien de la démocratie israélienne.

L’unique tâche cruciale qui lui est confiée consiste à désigner un candidat pour former une coalition au terme des élections législatives. Alors que la norme consiste à nommer le dirigeant du parti avec le plus de sièges, la récente polarisation de la politique israélienne vers deux camps ‘anti’ et ‘pro’ Bibi a rendu la tâche plus ardue depuis 2019.

Au-delà de ça, le Président signe les lois votées par l’appareil législatif, nomme quelques figures publiques sur recommandation de la Knesset, et s’engage dans de la diplomatie protocolaire avec les dirigeants et ambassadeurs étrangers.

Une telle fonction pourrait apparaître dénuée d’intérêt pour l’homme qui dirige le pays depuis plus d’une décennie de manière ininterrompue, et elle le serait sûrement si elle ne bénéficiait pas du 14ème article de la Loi Fondamentale : le Président de l’Etat : « Le Président de l’Etat ne peut pas être poursuivi criminellement. La période pendant laquelle le Président de l’Etat n’est pas poursuivi pour un délit, en vertu de cette loi, ne saura compter dans la période de prescription. »

Immédiatement, le potentiel attrait de la fonction pour Benyamin Netanyahou devient beaucoup plus évident. Après avoir échoué à obtenir une immunité de la 22ème Knesset, et n’ayant pu bâtir une majorité encline à voter une Loi Française d’immunité rétroactive, cette carte pourrait bien être la dernière à jouer pour l’actuel Premier Ministre.

Il est légitime de se questionner sur la plausibilité d’une telle issue dans la mesure où lors de quatre élections consécutives en deux ans, le Premier Ministre n’a pas réussi à réunir plus de 60 parlementaires sous son autorité. Tout d’abord, les élections présidentielles ne se produisent que tous les sept ans, et cette quatrième manche d’élections est la seule à disposer du timing nécessaire.

D’ici à ce que la date limite de formation d’un nouveau gouvernement soit atteinte, un nouveau Président aura déjà été élu selon la loi. Similairement à l’établissement d’une coalition, 61 membres de la Knesset doivent se mettre d’accord sur le candidat à la succession de Ruvi Rivlin. Puisque le camp « pro-Bibi » ne dispose que de 59 sièges, qui serait l’invité mystère qui permettrait de débloquer la situation ? Gideon Sa’ar, bien évidemment.

« Quelqu’un devra rompre une promesse afin de former une coalition. » Cette phrase résume parfaitement les retombées des élections de la 24ème Knesset. Sa’ar s’est engagé à ne pas rejoindre un gouvernement dirigé par Netanyahu, et tout élu d’un parti de droite trahirait son idéologie en acceptant le soutien, ne serait-ce que tacite, de partis antisionistes. Quelle promesse devrait donc être rompue par Gideon Sa’ar afin d’empêcher des cinquièmes élections ?

J’affirme qu’il pourrait débloquer la situation et obtenir de prestigieux portefeuilles tout en honorant sa parole et en adoptant un agenda de droite, comme promis à ses électeurs. Une coalition de 63 sièges (sans Itamar Ben Gvir et Avi Maoz, pour des raisons évidentes de décence) pourrait être formée, avec Sa’ar et Bennett retournant à leur premier amour, le Likoud, et se partageant les postes de Premier ministre et de la Défense.

Netanyahou deviendrait Président, démuni de tout pouvoir exécutif, mais habilité à ponctuellement conseiller le Cabinet sur des sujets stratégiques. Il serait en mesure de faire profiter la nation de son expérience sans commune mesure et de ses connections internationales, de préparer le futur, et de réparer la plus grande faille de son bilan diplomatique : une réelle « Bibi-dépendance ».

Prenons l’exemple d’une start-up à gigantesque potentiel, mais dont l’ensemble de la valeur dépend de la présence de son fondateur : il serait impossible de la transformer en une entreprise stable et à grande échelle.

A vrai dire, Sa’ar fut le premier à promouvoir cette idée, lorsqu’il affrontait Netanyahou pour la présidence du Likoud en Décembre 2019. Sa défaite sans équivoque lui a fait réaliser que le rapport de force est la seule langue parlée par son ancien mentor.

Si Sa’ar décide de rejoindre le reste du camp « anti-Bibi », il sera probablement en mesure d’évincer Netanyahou à jamais, et l’envoyer sur le banc des accusés en tant que citoyen lambda. S’il n’apporte pas son soutien à cette assemblée hétérogène, l’éviction devient alors mathématiquement impossible. Un tel levier est considérable, et Sa’ar devrait l’utiliser intelligemment. La probabilité d’une coalition entre Meretz, la Liste Unifiée, et Nouvel Espoir est proche de zéro.

Si la loi anti-Netanyahou venait à être votée, une cinquième élection deviendrait quasiment certaine. Si Gideon Sa’ar choisit l’option Présidentielle, cependant, il pourrait devenir un des membres les plus influents d’une coalition exclusivement de droite, prête à passer un budget et être fonctionnelle dès demain, tout ceci débarrassé de son ennemi juré et d’une dépendance à l’aile gauche de la Knesset.

Lorsqu’il en vient à Netanyahou, qui est probablement le politicien le plus imprévisible que l’Occident ai connu, il est difficile de deviner sa position sur le sujet. Une chose est sûre : à force de trop tirer sur la même corde, elle finit par se rompre. Roger Feder signe aujourd’hui son grand retour à 40 ans, mais en dépit d’un statut légendaire et d’un talent sans pareil, son corps vieillissant l’arrêtera probablement dans son élan. Il en est de même pour celui qui a gagné la réputation de magicien politique. Sa rupture permanente de promesses est devenue une stratégie conventionnelle et acceptée.

Le Likoud, qui était traditionnellement un parti conventionnel à électorat de droite modéré, n’est plus que l’ombre de lui-même, caractérisé par quelques derniers lieutenants fidèles qui aboient et pointent du doigt le reste de l’échiquier politique en permanence. Ze’ev Jabotinsky ne recconaîtrait probablement pas l’héritier de son idéologie aujourd’hui, dans la mesure où toute noblesse a disparu.

Les accomplissements diplomatiques du Premier ministre tournent au fiasco : l’administration Biden, doucement mais sûrement, relégitimise un régime qui chante à la mort du Grand et du Petit Satan, tandis que les bienfaiteurs Républicains soignent leurs plaies causées par les efforts insurrectionnels de Trump, noyés dans l’embarrassement; les nouveaux alliés Emiratis dénoncent publiquement la folie électorale de Netanyahu sous le regard amusé de l’Iran, de l’autre côté du Golfe Persique ; et Benny Gantz implore naïvement le « monarque » jordanien de monter le ton contre le Premier ministre, étant le seul à ne pas avoir compris que la Jordanie dispose d’autant de levier que le Professeur Zelicha lors de ces dernières élections.

Netanyahou fut en permanence l’homme au coup d’avance. La suspension de son procès pour 7 ans, tout en maintenant une résidence officielle et la possibilité d’agir en tant que Ministre des Affaires Etrangères glorifié, semble être sa meilleure option, à fortiori lorsque 50,000 personnes appelaient à sa chute rue Balfour jusqu’à la semaine dernière.

Je souhaiterais élucider une dernière question : est-ce une solution moralement correcte ? Cet angle est le plus difficile selon moi, car il s’apparente pratiquement au registre philosophique. Que qualifie une décision de juste, le droit ou la morale ? Et si la morale prévaut, quelle morale est correcte ? Ces dernières années, la realpolitik a permis plus d’accords de paix et moins de bombardements qu’un agenda humaniste (il suffit de comparer le bilan des deux derniers Présidents américains sortants). Ce constat rend-il Donald Trump plus pacifique que Barack Obama ? Je ne pense pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise réponse, mais je souhaite mettre en lumière autant d’éléments que possible sur le fait de rendre présidentiable une personne inculpée.

Tout d’abord, je proviens du pays qui a inspiré la fameuse loi française : le fondement essentiel de la démocratie repose dans la séparation du pouvoir entre l’appareil exécutif, législatif et judiciaire. Soutenir le fait que la branche judiciaire ne devrait pas pouvoir évincer un dirigeant démocratiquement élu, et en fonction, semble moralement concevable.

Il s’avère d’ailleurs que ce principe est partiellement appliqué en Israël : comment se fait-il que le Président, dont les responsabilités n’ont rien d’essentielles, ne puisse être poursuivi en justice, mais qu’un Premier ministre qui travaille nuit et jour à diriger le pays puisse être inculpé au bon vouloir du procureur général ?

Lorsque Moshe Katsav a retiré toute dignité à la position présidentielle par des actes de viol, il ne fut pas évincé ou inculpé. Sa démission fut causée par la pression publique, et à juste titre. En effet, les lois d’immunité à travers le globe ne s’appliquent généralement qu’aux crimes non violents. Cependant, elles accordent en effet l’immunité lorsqu’un dirigeant reçoit des cigares d’un entourage fortuné, ou tente d’obtenir une couverture favorable de la part de la presse. Il faut dire que ces activités sont entretenues par la plupart de la classe politique israélienne. Ça ne les rend pas plus légitimes, bien sûr, mais cette affirmation objective tend souvent à être omise par les détracteurs de cette loi.

Deuxièmement, il est impératif de réfléchir aux conséquences de cette solution sur la démocratie israélienne. Il est évident qu’une élection de Netanyahou au poste de Président d’Israël déclencherait la furie d’une large partie de la population israélienne. Mais réciproquement, quelle serait la réaction de l’autre moitié s’il venait à être emprisonné ? Si un nouveau gouvernement était formé en se basant sur le soutien de partis antisionistes ? Si une nouvelle coalition contraignait, sans transition aucune, des dizaines de milliers d’ultra-orthodoxes à s’engager dans l’armée ?

Toutes ces mesures seraient certainement très légitimes, si entreprises par un gouvernement démocratiquement élu sur cette plateforme. Il en va donc de même dans le cas où 61 parlementaires décident d’élire Netanyahou comme le prochain Président. La principale contribution de Chaim Weizmann (premier Président d’Israël) au projet sioniste fut d’obtenir l’Accord Balfour en 1917.

Les accomplissements du Premier Ministre dans le secteur publique, combiné au fait qu’il reste à la tête du parti le plus large de la Knesset en dépit de quatre élections consécutives et d’un procès en cours, semblent constituer un crédit suffisant pour arriver à ce compromis.

D’autant plus que le principal argument du camp « anti-Bibi » ne réside pas dans la culpabilité supposée du Premier ministre, mais dans le fait qu’il ne peut pas diriger le pays dû à un conflit d’intérêt. Lui enlever tout pouvoir exécutif et le doter d’un rôle honorifique, au mieux consultatif, rendrait cet argument totalement invalide. Je dispose d’une preuve tangible : aucun des leaders du camp « anti-Bibi » n’a de problème à siéger avec Aryé Dery, pourtant précédemment incarcéré, et qui dirige à nouveau le Ministère dans lequel il fut condamné pour corruption.

Pour conclure, pensons aux intérêts globaux du pays. L’affirmation que le camp anti-Netanyahou n’a aucune cohésion dans son programme me semble neutre et objective. Seulement Yesh Atid, le Parti Travailliste, et Meretz partagent des points communs en termes d’idéologie. L’unique élément consistent dans l’actuel programme de Liberman repose dans son laïcisme quasi-belliciste ; il a qualifié l’année passée la Liste Unifiée « d’ennemi », mais était prêt à former un gouvernement avec leur soutien lors des dernières élections.

Gideon Sa’ar a plus ou moins quitté le Likoud avec son programme rangé dans une mallette, et a changé le nom de son parti pour livrer un vibrant hommage à la saga Star Wars. Et Benny Gantz est essentiellement soulagé d’avoir conservé son poste à la Knesset, après que son (absence de) talent dans le monde des affaires ait été exposé dans la presse. L’unique plateforme solide et consistante aujourd’hui, basée sur le décompte des voix, est un gouvernement de droite. Israël a tant à protéger et développer lors des quatre prochaines années. Un gouvernement restreint et cohérent fut en mesure de montrer l’exemple au reste du monde lors de la première vague de la pandémie.

Le scénario pourrait se reproduire lorsqu’il en vient aux campagnes de vaccination et au rétablissement de l’économie, mais le statut quo actuel cause aujourd’hui une incapacité du cabinet d’approuver l’achat de vaccins supplémentaires auprès de Pfizer. Un Hezbollah acculé tape à la porte, et un EI remanié pourrait faire de même si la Jordanie venait à s’écrouler (craignez les élections palestiniennes à venir). Erdogan attend une ouverture et doit se délecter à la vue des mots doux récemment échangés entre Biden et Poutine. L’Iran se détache progressivement du poids de la pression maximale infligée par le feu Trump, grâce à un nouveau partenariat juteux avec la Chine.

Les faiseurs de roi de cette quatrième élection devraient réfléchir consciencieusement avant de prendre toute décision dramatique. La perspective de Bennett et Sa’ar consolidant le Likoud (43 sièges au total) et s’affrontant lors de primaires pour le poste de Premier Ministre serait un exemple de démocratie. Ils assureraient la Présidence à Netanyahou, qui disposerait de sept années pour soigner la société israélienne de ses divisions et assurer la transition diplomatique.

Sa principale source de motivation viendrait d’une éventuelle grâce présidentielle par son successeur en 2028. Nombreux seront outragés par cette manœuvre politique, mais un fait doit être admis : la source de ce choc viendrait de leur haine pour le personnage et son idéologie, puisque tout conflit d’intérêt aura disparu. Sa’ar et Bennett savent pertinemment qu’une alliance à cette opposition belliqueuse et aux partis antisionistes leur coûterait très cher politiquement. Il y a exactement un an, le plus modéré Gantz ne put se résoudre à franchir cette limite.

Affronter le même dilemme à répétition ne peut résulter que dans une impasse sans fin, ou dans une résolution dramatique et volatile, d’un côté comme de l’autre. Dans ce cas précis, le courage consiste sans doute à changer sa vision des choses et à pousser pour des solutions créatives, afin de finalement mettre fin à la première crise constitutionnelle de l’Etat d’Israël.

 Source Original

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Aperçu de l’actualité

14.8 millions : Le nombre de Juifs dans le monde est toujours inférieur à leur nombre en 1939
infos-israel.news, 06/04/2021

En 2019, le nombre de Juifs dans le monde était de 14,8 millions. Le nombre est le même que celui de la population juive mondiale en 1925. C’est selon les données du Bureau central des statistiques à l’occasion du jour du souvenir des martyrs et héros de l’Holocauste.

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Jordanie: la reine Noor, mère du prince Hamza “assigné à résidence”, dénonce une “calomnie”

i24NEWS , 04 avril 2021

La reine Noor, mère du prince Hamza qui s’est dit samedi soir “assigné à résidence” par les autorités en Jordanie, a dénoncé dimanche une “calomnie”, et affirmé “prier pour que la vérité et la justice l’emportent pour toutes les victimes innocentes”.

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Extraordinaires évènements commémoratifs dans le Golfe

Le Monde.co.il, 8 avril 2021

Une cérémonie a eu lieu à Dubaï au cours de laquelle six bougies ont été allumées à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

D’autres cérémonies devraient avoir lieu ce Jeudi aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et à Oman

Pour la première fois: des cérémonies de commémoration de l’Holocauste et d’héroïsme ont lieu dans le golfe Persique. Ce mercredi soir, un évènement passionnant a eu lieu à Dubaï, au cours duquel des participants des Émirats arabes unis ont pris la parole et six bougies commémoratives ont été allumées. Vers la fin de l’évènement, une prière du « souvenir » a également été dite à la mémoire des victimes de l’Holocauste. L’initiative est soutenue par l’Association des Israéliens et l’organisation des EAU.

 

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