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Communique: Après la sortie d’Égypte, la sortie du covid? (26 Mars, 2021)

Élections:

L’élection met en lumière les succès impressionnants de Netanyahu, et son échec

Un petit parti islamiste, l’autre « faiseur de roi » en Israël ?

24 mars 2021

Pessah:

Extrait de Sept années à Jérusalem

pp. 141-142 (Julien Bauer, 2012, Éditions du Marais)

 

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Citation de la semaine
“Si Moïse avait été un politicien, on n’aurait pas eu les Dix Commandements mais les Dix Suggestions.”
Jean Yanne

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Élections:

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L’élection met en lumière les succès impressionnants de Netanyahu, et son échec

Le Premier ministre a repoussé la menace des rebelles de droite. Pourtant, rien de ce qu’il a fait – vaccins, accords de paix – n’a permis une nette victoire dans les urnes

 

Nous n’avons toujours pas les résultats définitifs de l’élection de mardi. Il faudra peut-être attendre vendredi ou même la semaine prochaine pour que le décompte final des voix soit officiel.

Ce n’est qu’à ce moment-là que les Israéliens sauront si l’un ou l’autre camp politique a réussi à remporter une courte victoire après trois campagnes électorales – exaspérantes – et toutes peu concluantes.

Les chiffres des sondages de sortie des urnes étaient si étonnamment proches – et, en ce qui concerne le clivage fondamental entre le camp Netanyahu et ses rivaux, si inchangés par rapport aux trois dernières élections – que les moindres variations de chiffres pour les petits partis marginaux peuvent encore faire basculer l’ensemble du système politique dans un sens ou dans l’autre.

Pourtant, malgré toute cette incertitude, certaines conclusions importantes peuvent être tirées des premiers chiffres des sondages de sortie des urnes qui sont apparus mardi.

 

La grande victoire et la grande défaite de Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a remporté un succès majeur mardi : Les rebelles de droite Gideon Saar et Naftali Bennett, qui, il y a deux mois à peine, auraient pu combiner leurs listes dans les sondages pour former un parti plus important que le Likud, avaient si fortement chuté le jour de l’élection que leur force combinée représente désormais moins de la moitié de celle du Likud. Un gouffre de plus de 20 sièges sépare le Likud des partis de ses deux adversaires.

C’est un résultat important pour Netanyahu. Cela signifie que ni Bennett ni Saar ne peuvent démontrer de manière convaincante qu’ils méritent de remplacer Netanyahu en tant que Premier ministre. Grâce à une campagne calculée et disciplinée, Netanyahu a réussi à neutraliser la menace la plus immédiate et la plus sérieuse pour son maintien au pouvoir.

Il est important de reconnaître cette victoire ; c’est pourquoi la journée de mardi n’a pas permis d’éconduire clairement le Premier ministre.

Mais il est tout aussi important de prendre du recul et de considérer le fait que mardi a également marqué un échec plus profond pour Netanyahu que le Likud ne veut l’admettre.

L’économie israélienne vient de rouvrir grâce à une campagne de vaccination de premier plan qui n’aurait pas eu lieu – ou du moins pas aussi rapidement et globalement – sans le leadership de Netanyahu. Au cours de l’année qui s’est écoulée depuis les dernières élections, Netanyahu a négocié quatre accords de normalisation spectaculaires avec des États arabes auparavant hostiles.

L’histoire a été écrite, des vies et des moyens de subsistance ont été sauvés.

Pourtant, aucun de ces succès historiques n’a fait bouger les choses dans les urnes. Selon les sondages de sortie des urnes, chaque parti membre du gouvernement sortant, à l’exception de Shas, a vu sa taille diminuer. Le Likud est passé de 36 à 30 ou 31 sièges. Netanyahu a déployé tous les efforts possibles pour atteindre et mobiliser les électeurs, menant une campagne féroce pendant trois longs mois, mais il est revenu au point de départ.

 

Le piège des 61 sièges

Mais que se passe-t-il si les sondages à la sortie des bureaux de vote sont faux ?

Et si, malgré tout, les chiffres initiaux après le jour de l’élection ne tenaient pas compte d’un petit groupe d’électeurs pro-Netanyahu qui finissait par faire basculer les résultats réels de deux sièges en faveur du Likud et donnait à Netanyahu une majorité absolue de 61 sièges ?

Pour Netanyahu, c’est presque aussi désastreux que de perdre. Il se retrouvera soudain avec une coalition de droite où chaque député – littéralement chaque membre de la coalition – sera en mesure de faire pression sur le Premier ministre sur des questions de politique fondamentale, du budget de l’État aux implantations en Cisjordanie en passant par les relations avec les États-Unis et les communautés de la diaspora, chaque fois que le Premier ministre aura besoin de leur vote pour adopter une loi de finances ou survivre à une motion de censure.

Ajoutez à ce cauchemar ingouvernable le fait que cette nouvelle coalition comprend l’extrémiste kahaniste Itamar Ben Gvir et le militant anti-LGBT Avi Maoz, deux représentants de la frange la plus radicale de la droite de la vie politique israélienne que Netanyahu a contribué à faire entrer au Parlement, et la « victoire » commence à ressembler à une déroute.

 

Le meilleur espoir de Netanyahu, compte tenu des résultats du sondage de sortie des urnes de mardi, est de former cette coalition de 61 sièges, juste pour prouver qu’il en est capable, puis de pêcher parmi les législateurs de l’opposition des transfuges qui pourraient être disposés à passer au Likud, ce qui permettrait d’élargir et de stabiliser son étroite coalition. C’est une stratégie raisonnable, mais elle dépend de la réalisation de deux choses : il doit dépasser les sondages de sortie des urnes et remporter 61 sièges, et il doit trouver des transfuges volontaires.

La dernière fois, Netanyahu a réussi à arracher à son camp de centre-gauche nul autre que son grand ennemi Benny Gantz en échange d’un accord de rotation qu’il n’a jamais eu l’intention de réaliser. Un an plus tard, cette astuce ne fonctionnera plus. Le traitement qu’il a réservé à Gantz rend cette fois-ci sa recherche de transfuges beaucoup plus difficile.

L’humilité stratégique de Lapid

Alors que Netanyahu s’efforce de trouver un chemin à travers les calculs obstinés de la coalition, le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, a connu sa propre défaite mardi, ainsi qu’une victoire.

La défaite est évidente et inintéressante : Lapid n’a pas réussi à obtenir des électeurs une coalition stable pour gouverner. Mais on s’y attendait.

La victoire de Lapid, en revanche, est assez intéressante. Il est entré dans la course à la tête du quatrième plus grand parti de la Knesset ; il en ressort à la tête du deuxième plus grand parti. Tout au long de sa campagne, son humilité – son refus de s’autoproclamer Premier ministre, sa volonté de renforcer les autres partis du bloc de centre-gauche – a discrètement réhabilité ce camp brisé, poussé de nombreux partis en danger bien au-delà du seuil et fait de lui le leader de facto de l’ensemble du bloc.

Lapid était déjà le leader de l’opposition dans la Knesset sortante. Mais il s’agissait d’un détail technique, un vestige de la vieille rivalité entre le Likud et Kakhol lavan.

Après les élections de mars 2021, Lapid est devenu quelque chose de plus : l’architecte clé de la stratégie électorale commune du centre-gauche – son Netanyahu, si vous voulez.

Source Original

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Un petit parti islamiste, l’autre « faiseur de roi » en Israël ?

Au lendemain des législatives, l’entrée au Parlement d’une petite formation islamiste pourrait être cruciale pour former un gouvernement

Israël s’est réveillé mercredi avec une surprise de taille au lendemain des élections législatives : l’entrée au Parlement d’une petite formation islamiste dont l’appui pourrait être crucial pour former un gouvernement.

Les sondages à la sortie des urnes ne donnaient pas cher de la peau de Mansour Abbas mais, à mesure du dépouillement des bulletins, il est clairement apparu que son parti, Raam, allait entrer au Parlement.

D’après le décompte de quelque 90 % des votes, le Raam a recueilli au moins 155 000 voix sur les 4,42 millions exprimées au total. Soit au moins 3,5 %, donc supérieur au seuil de 3,25 % permettant à une formation de siéger à la Knesset.

Selon les projections, cela donnerait cinq députés à la formation de M. Abbas qui a quitté ces derniers mois la Liste arabe unie des partis arabes pour mener sa propre campagne.

Pro-normalisation

La minorité arabe est aux prises avec une vague de violence intracommunautaire et se dit régulièrement victime de discriminations par rapport à la majorité juive, accusant notamment les autorités de ne pas vraiment enquêter sur ces violences.

Or Mansour Abbas, dentiste de formation, a brisé un tabou en se disant « prêt » à travailler avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu afin de lutter contre ces violences, ce qui a favorisé son départ de la liste des partis arabes.

M. Abbas est issu du Mouvement islamique, une organisation de défense des intérêts des musulmans qui s’était scindée en deux branches dans les années 90 : la branche Nord opposée aux accords de paix d’Oslo entre Israël et les Palestiniens, et la branche Sud favorable à ces accords.

Mansour Abbas, qui vit dans le nord d’Israël, s’est engagé en faveur de la branche Sud du mouvement qui concentre ses appuis chez les Bédouins du désert du Néguev.

Cette branche a accepté d’entrer dans le jeu électoral israélien et a salué ces derniers mois les accords de normalisation promus par M. Netanyahu, disant vouloir d’ailleurs servir de « ponts » entre Israël et des pays arabes (Emirats, Bahreïn, Soudan, Maroc).

Au lendemain des quatrièmes élections législatives en deux ans, M. Abbas est désormais courtisé par M. Netanyahu et par son rival centriste Yaïr Lapid.

Si le parti Likud de M. Netanyahu a terminé en tête du scrutin, il ne dispose pas de suffisamment d’appuis avec ses alliés (partis ultra-orthodoxes et d’extrême droite) pour obtenir la majorité de 61 sièges nécessaire pour former un gouvernement.

Le Premier ministre sortant appelle donc le chef de la droite radicale Naftali Bennett à le rejoindre. Mais, selon les résultats partiels, ce serait encore insuffisant pour atteindre le seuil crucial de majorité.

« Pas de ligne rouge »

D’où la question de savoir si Mansour Abbas pourrait rejoindre M. Netanyahu. Et si l’extrême-droite, hostile aux Arabes, pourrait accepter son intégration dans une coalition.

« Il y a encore une possibilité pour Netanyahu d’obtenir 61 sièges (…) mais cela dépendra des éléments les plus extrêmes de la société israélienne », a commenté mercredi Yohanan Plesner, directeur de l’Institut israélien de la démocratie, un centre de recherches à Jérusalem.

« Il n’y a pas de ligne rouge pour Mansour Abbas sur la scène politique israélienne. Il peut flirter avec tous les partis (…) c’est une question de pragmatisme et de nombre », a dit à l’AFP Amal Jamal, professeur de sciences politiques à l’université de Tel Aviv.

Mais des partis de la droite nationaliste pourraient être réticents à faire dépendre la formation d’un gouvernement d’un homme qu’ils considèrent comme un « soutien du terrorisme ».

Dans l’autre camp, Yaïr Lapid pourrait aussi avoir besoin de M. Abbas pour déloger Benjamin Netanyahu du pouvoir.

Pour rallier une majorité, le chef centriste a désormais besoin, outre ses alliés traditionnels, de l’appui de deux des trois partis suivants : celui de Naftali Bennett, ce qu’il reste de la « Liste arabe unie » des partis arabes et la formation de Mansour Abbas.

Sur une radio locale, le principal intéressé a été clair : « Nous sommes prêts à discuter avec tout le monde ».

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Pessah:

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Extrait de Sept années à Jérusalem

pp. 141-142 (Julien Bauer, 2012, Éditions du Marais)

La commercialisation de Pâque, qui rappelle la commercialisation de Noël, s’accompagne néanmoins d’une caractéristique proprement israélienne et encore plus yérosélémitaine : un respect général des traditions religieuses. Même si les médias parlent de violation des coutumes, de Juifs qui se font un devoir de manger en public du pain pendant Pessah, les études et sondages sur le comportement des Israéliens vont dans le même sens : l’immense majorité des Israéliens juifs célèbrent de façon le rituel pascal. Contrairement à Kippour, où la circulation automobile est inexistante, le soir de Pâque, surtout dans les quartiers non religieux, la circulation est dense, car des dizaines de milliers de personnes vont célébrer la soirée pascale,  le Séder, chez d’autres membres de leurs familles ou chez des amis. Le texte lu, aussi bien les passages qui sont récités que ceux qui sont chantés avant les repas, l’est par plus des trois quarts des gens. J’avais cru que les textes, lus ou chantés après le repas, connaitraient un sort plus limité et seraient plus ou moins oubliés. Il n’en est rien. À nouveau, la majorité des personnes interrogées, même si le pourcentage est plus faible, répondent qu’elles les respectent, au moins en partie. 

J’avais eu une idée de cette attitude, lors de mon premier Pessah à Jérusalem en 1965. J’avais été invité par l’aumônier militaire de Mahanei Shneller, base militaire à l’intérieur de Jérusalem, dans le quartier ultrareligieux de Geoulah, à assister à la soirée de Séder. Presque tous les soldats, hommes et femmes, avaient obtenu permissions. Pour ceux qui devaient rester au camp, l’aumônier avait préparé le Séder. La soirée était organisée pour les soldats, mais également pour les familles : parents, frères et sœurs. Dans un grand hall, des tables avaient été préparées. Devant chaque convive se trouvait un plateau avec les symboles requis : pain azyme, vin, laitue, raifort, œuf, pâte brune rappelant les briques que les esclaves fabriquaient en Égypte… L’aumônier commença la lecture du texte. Certains suivaient attentivement, d’autres chahutaient en attentant le repas. Le colonel présent a intimé l’ordre aux perturbateurs de se taire. J’ai entendu l’aumônier lui dire mezza voce : «  Laissez-les tranquilles. Ils vont célébrer à leur façon ! » Quelques instants plus tard, quand on est arrivé au texte Ma Nichtana, en quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits classiques de la littérature juive dont tous les enfants connaissent la mélodie, la prédiction s’est révélée exacte. Tous les soldats et toutes les soldates, y compris les plus désabusés, ont commencé à chanter et s’en sont donnés à cœur joie. À partir de ce moment, plutôt que de lire lui-même le texte, l’aumônier a choisi de le faire lire, à tour de rôle, par tous les participants. L’atmosphère dans le hall était extraordinaire, aussi bien les parents les plus religieux que les soldats les plus irréligieux se sont trouvés sur la même longueur d’onde, lisant, assez rapidement, certains passages, chantant à n’en plus finir d’autres. Le Séder, pour des raisons de sécurité, s’est terminé relativement tôt, plus tôt que dans les familles. Pour rentrer chez moi, j’ai traversé une bonne partie de Jérusalem de l’époque. Comme il faisait chaud, les fenêtres étaient ouvertes et de toutes les maisons, j’ai entendu soit le bruit des conversations de gens attablés autour d’un bon repas, soit les chants d’après le repas. Jérusalem était en train de célébrer Pâque.

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Préparez le seder de Pessa’h avec AKADEM

Newsletter n°spécial Pessa’h 5781 – samedi soir 27 mars
akadem.org

Pessa’h, passage par excellence de l’esclavage à la liberté, de l’idolâtrie au monothéisme, de la force à la Loi… Retour sur le sens de la fête et sur la place de la tradition dans ce rituel de transition.

DES MOTS POUR TRANSMETTRE
L’actualisation de la sortie d’Egypte se fait avant 

tout par le récit et le jeu du question-réponse. Cette transmission s’appuie sur le texte de l’Exodequi jalonne la Hagada… Les parachot et haftarot permettent de se replonger dans les mots qui déterminent nos rites.

 

 

 

La Haggada aux quatre visages, par R. KRYGIER et G. GAROUSTE

Bechala’h: quand Dieu passe le pouvoir, par                                       Bernard MARUANI

Dieu répond à Moïse: les termes de la rédemption, par Tamar SCHWARTZ

La préparation à la liberté, par Benjamin GROSS

Vaéra: tragique passivité, par Floriane CHINSKY

Egypte miroir d’Israël, par Yeshaya DALSACE

SORTIR D’ÉGYPTE
Israël est sorti d’Egypte comme du ventre d’une mère et entretient avec elle une relation tumultueuse. Que représente véritablement l’Egypte dans la perspective biblique? Source de sagesse ou d’idolâtrie? Les meilleurs spécialistes réunis en congrès par le Collège des études juives, posent les termes de cette problématique complexe.

 

LE SENS DES SACRIFICES

Au cœur du rituel de Pessa’h, le sacrifice au temple. Retour sur une pratique aujourd’hui troublante et pourtant essentielle pour bien comprendre le judaïsme

 

ET QUE DISAIT MANITOU ?

Thème cher à Manitou: l’être père et l’être fils qui prend tout son sens le soir du Seder.
Retrouvez en audio quelques uns de ses enseignements.

Source

 

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